27 juillet 2012

Dignité, mes fesses !


« Je vous couvre, je sais vous êtes à l’hôpital mais tout de même… »
« Oh pardon, excusez-moi ».

Replaçons le contexte.
Jeanne, 85 ans et sa prothèse de hanche flambant neuve.
Son esprit vif et gai, sa gentillesse et son sourire.

Hospitalisée depuis sa malencontreuse chute d’un escabeau. Jeanne et son 1m59 d’antan, plutôt 45 aujourd’hui, ont eu une idée saugrenue: faire les carreaux. Pas les petits de la cuisine derrière leurs rideaux de dentelle hein. C’eut été trop simple. Non, les baies vitrées du séjour.
2m20 de haut, Jeanne avait les bras bien trop courts. D’où l’escabeau.
Bref.

L’opération s’est bien passée, le nombre de ses antécédents se compte sur les doigts d’une seule main, Jeanne est cohérente, orientée, antérieurement autonome, et pipelette comme pas deux, tout ce que j’aime.

Comme tous, je la découvre vêtue de l’informe chemise de nuit de l’hôpital.

Celle un peu courte, qui ferme derrière. Histoire peut-être d’empêcher les patients bien orientés de gérer eux-même habillage et déshabillage. Dignité, estime de soi ne tiennent là qu’à deux malheureux boutons pressions bien difficiles à fermer.
À l’aveugle et dans le dos. Même, ils ne sont que deux.
Un au niveau de la nuque, un à la taille.

Il suffit d’un peu trop de hanches sous une taille marquée pour que le patient passe l’intégralité du séjour les fesses à l’air. La taille couverte, le reste largement esquissé entre les pans écarté de ladite blouse. 
C’est comme ça et puis c’est tout.
C’est la santé qui prime ma bonne dame.

C'est vrai que dans certains cas, c'est assez pratique. Pour des patients alités, qu'il faut changer régulièrement ou qui ont du mal à se mouvoir dans un lit. Histoire d'éviter des acrobaties compliquées pour répondre à des besoins élémentaires. Mais pour les autres alors ? Ceux qui sont autonomes, qui veulent faire quelques pas dans le couloir ou prendre un proche dans les bras sans avoir à se soucier de leur image ? Parmi ces patients, certains sont venus sans prévenir, certains sont isolés, n'ont pas de famille proche pour leur apporter leur propres effets. Alors certes, on les couvre, c'est déjà bien. Mais pour certains, ça reste une épreuve.

Je commence doucement la mobilisation au lit pour évaluer ses douleurs en fonction du type de mouvement et ses possibilités initiales post-opératoires. Mais voilà, la blouse est un peu remontée et à la première flexion de hanche un peu élevée, j’ai une vue parfaitement dégagée sur les parties intimes de Jeanne. Qui ne dit rien. Comme beaucoup d’autres d’ailleurs.

Et ça m’énerve. Ça ne me fait rien à moi, soignante, de la voir ainsi dénudée. J’ai l’habitude, je n’éprouve rien de spécial, je ne juge pas, je m’en fous, pour moi.
Mais que ça ne lui fasse rien à elle, je n’y crois pas. Qu’elle ait l’air d’accepter me révolte. Elle a beau être hospitalisée, rien, rien ne justifie qu’elle soit ainsi exposée aux regards. Et qu'elle s'y plie.

« Je vous couvre, je sais vous êtes à l’hôpital mais tout de même… »
« Oh pardon, excusez-moi hein ».

Achevez-moi.
Pourquoi, pourquoi cette petite dame adorable éprouve le besoin de s’excuser ?
Pourquoi à chaque fois, tous s’excusent ?
A croire qu’ils se sentent coupable de leur nudité.

Depuis quand être à demi nu devant les soignants, les médecins et ses proches doit être une fatalité quand sur le plan médical rien ne le justifie ?
Depuis quand et comment apprend-on aux patients à accepter cet état de fait ?
Comment en sont-ils arrivés à être plus gênés pour nous que pour eux-mêmes ?

Un patient n'osera pas forcément dire qu'il est gêné. Parce que la dignité à l'hôpital, c'est la dernière chose à laquelle il pense. Peut-être. Mais pour ceux qui encaissent en silence, ne pourrait-on pas s'investir pour leur rendre aussi souvent que possible ce petit bout d'humanité.

« Ne vous excusez pas Madame, c’est pour vous que je le fais»
« Vous êtes bien gentille. J’ai l’habitude, vous savez. »

Putain.
Je suis gentille.
Et elle a l’habitude.
Alors ça va. 
On peut continuer comme avant.

Et moi j’ai la gorge serrée.

70 commentaires:

Xylpho a dit…

Grâce à twitter je découvre votre blog et cet article. Je ne fais pas partie de vos professions mais j'ai été hospitalisé en octobre dernier suite à un accident de voiture, et je ne me suis jamais senti aussi humilié pour les raisons que vous évoquez. Alors certes je pouvais à peine bouger, tout mon côté droit n'etait que douleur (fracture de l'humérus etc.), certes on est pas flambard après une anesthésie générale, mais se retrouver à moitié à poil devant des gens qui vous traitent comme de la barbaque, c'était choquant. Du coup j'ai refusé leur instrument de torture à la con (vous savez le truc dans lequel on est sensé pisser mais inonde une fois sur deux le lit) et j'ai exigé qu'on m'aide pour pisser dignement. Courte victoire, et biensur je ne me suis pas gêné pour faire part de mon désaccord.
Après, qu'on m'ai laissé sortir avec 9 de tension, 38 de fièvre et une boite de codéine pour gérer mes douleurs c'est une autre histoire. L'hôpital devait avoir besoin d'un lit en urgence.
Amicalement


Nicolas

Anonyme a dit…

Assez curieusement, ce rapport au respect de la nudité n'est jamais abordé sans les formations des aides à domicile - pour les autres formations je ne sais pas - pourtant il n'est pas toujours facile à gérer.
Certains des malades dont je me suis occupée ont développé un joli sens de l'humour pour vaincre cette situation tellement genante et j'ai eut droit à quelques répliques mémorables, en particulier une dame centenaire à qui je faisais une toilette tous les jours qui m'a répliqué que si elle avait su plus tôt qu'elle devrait un jour se faire à l'idée de montrer ses fesses tous les jours, elle en aurait profiter plus tôt pour les montrer à tous les pénibles qui avaient croisé son chemin dans sa longue vie ...
Je comprends cette envie de hurler, j'ai trop souvent assisté à des scènes où le(la ) malade ne sont que des objets... Un jour, je monterais une formation au respect de la dignité des malades .

Babeth a dit…

Je pourrai m'inscrire dans votre formation? :-)
Bizarrement, ça doit dépendre des services, et du personnel, car on trouve certaines différences d'un service à l'autre. Mais en effet, la question de dignité est souvent à revoir, tant à l'hôpital que chez certains médecins (pas taper sur les gynécos... mais quand même, parfois..). Quant au domicile, ça pourrait faire une note de blog, faut que j'y cogite!

Leya_MK a dit…

Oui c'est choquant. Et la base de tout ça, n'est pas une question de nudité ou d'humiliation, au sommet, si le patient restait du début à la fin considéré comme un être humain, probablement qu'il serait moins traité comme de la viande, justement.

Leya_MK a dit…

Cogite, Babeth, cogite bien comme tu le fais si bien.
J'aimerais bien la voir aussi moi cette formation et pourtant, j'enrage !
Parce que c'est choquant, je suis peut-être très à côté de la plaque mais zut alors, un adulte bien éduqué ne devrait pas avoir besoin de formation à la dignité !
C'est une simple question de respect, inné pour moi, dès la petite enfance. Je ne suis pas une pro de la dignité, juste une nana compatissante, qui respecte ses patients par principe et qui n'aimerait pas être traitée comme eux le sont.

Anonyme a dit…

je découvre votre blog grâce à un article sur le site de la poste. EN quelques mots , je soutiens votre cause car je garde un mauvais souvenir de la seule opération que j' ai eue en 1993.On m' a demandé de faire ma toilette pré -opératoire puis de revêtir cette "charmante " nuisette .Je me suis ainsi retrouvée les fesses à l' air en plein milieu du couloir de l'hôpital , heureusement ce n' était pas l' heure de pointe mais quand même .........Je n' ai pas du tout apprécié!!

Anonyme a dit…

Vous avez jamais fais de sport on dirais, ne pas avoir peur de montrer son corps, personnelement ca ne m'as jamais choquer qu'un medecin ou une infirmiere voie mes fesses ou autre. vous faites quoi chez le gyneco vous avez honte de montrer votre vagin? je comprends pas tres bien votre reaction? et pour Xylpho si tu arrives pas a pisser dans un tube c'est grave j'ai passer 3 semaines a l'hopital j'ai jamais rien renverser....

Kairos Chimera a dit…

Le respect de la nudité des patients est en effet et bien malheureusement un sujet dont on ne parle pas. J'ai étais aide soignant et élève infirmier le pire est que quand en tant que soignant vous objectez et prenez le temps de traiter les gens comme des personnes on vous rétorque que vous ralentissez le service mais peu m'importait je n'ai pas dévier. Le patient a droit au respect de sa personne et il faut que ça change. Je suis personnellement dégoûté de voir comment on traite ces personnes. Rares sont les soignants qui prennent en compte la dignité de la personne mais à ceux là je veux dire bravo. En espérant que cela change un jour.

corinne a dit…

merci de vous révolter sur cet état de fait. Je travaille dans un service de soins de suite et rééducation, je me souviens d'une mamie entrée pour rééducation suite à une PTH, pas de vêtements donc blouse ouverte, sans slip bien entendu, sur une équipe de 6 AS, nous n'étions que 2 à lui donner des chemises de nuit (moche de l'hôpital, à grosses fleurs, lol mais qui descendait bien bas) les autres donnaient des blouses ouvertes même si Mme X demandait des chemises de nuit de l'hôpital, cherchez l'erreur ...

corinne a dit…

sauf qu'ici, on parle d'une patiente qui n'avait aucune raison de montrer son intimité

corinne a dit…

je suis tout à fait d'accord, il ne devrait pas avoir besoin de formation à la dignité et pourtant ... on en voit des choses qui portent atteinte à cette dignité ...

Anonyme a dit…

Bonjour,

Bravo de dénoncer cette maltraitance car c'en est une que de laisser les patients les "fesses à l'air". Ma soeur est en maison de retraite, souvent on ne l'habille pas, elle reste la journée le derrière à l'air. Il faudrait un peu plus d'exigences de la part des directeurs d'établissements envers leur personnel, on ne voit pas ça partout, ça dépend uniquement de la bienveillance du personnel.
Cordialement

Agnes a dit…

Et pourtant on martèle l'esprit des élèves AS et IDE dans les écoles de formation sur la dignité de la personne soignée.
Mais curieusement quand on arrive dans le milieu professionnel, nombre de ces préceptes tombent car il faut faire vite, toujours plus vite au détriment de la personne soignée.
Ce sujet de blouse est une maltraitance et elle est institutionnelle comme les protections mises de gré ou de force aux personnes âgées hospitalisées.
Je m'insurge aussi aujourd'hui quand je vais chez un(e) gynécologue car là non plus on ne respecte pas ce droit fondamental du respect du patient.
C'est tellement agréable d'exposer même pour quelques minutes sa nudité, même si c'est un médecin habitué à voir des corps... et l'on vous prend de haut si vous exprimez votre pudeur. Drôle de société !

Leya_MK a dit…

Ce sont des petites choses qui peuvent paraître insignifiantes mais à l'échelle d'un séjour hospitalier, qui peuvent faire beaucoup, beaucoup pour les gens !
Merci du commentaire !

Leya_MK a dit…

Oui, vraiment à mon sens, c'est ça le pire !

Leya_MK a dit…

Bravo en retour.
C'est honteux d'avoir à se battre dans son travail pour respecter des valeurs de base normalement universelles !
Bravo de vous accrochez pour ça, bravo de continuer.
Si on est suffisamment à se préoccupper vraiment, fondamentalement des gens, ça peut changer. Croisons les doigts !

Za a dit…

Ah beh si l'anonyme de 14h46 n'est pas gêné, alors tout va bien. Bande de chochottes va... !
En plus, il est super adroit, contrairement à certaines godiches hein... Ahhh, heureusement que certains sont là pour nous faire redescendre sur terre hein ?

Leya_MK a dit…

L'erreur, c'est aussi parfois la pression sur les personnels qui font au plus vite, ou au plus simple, le système qui chiffre de plus en plus les actes en oubliant de côter la bienveillance !

Leya_MK a dit…

Ce n'est pas d'exigence dont le personnel a besoin. Les métiers de soin à la personne en milieu institutionnel ou hospitalier sont des métiers très durs, très lourds.
Ils ont souvent déjà beaucoup de pression et ne sont pas seuls responsables de cet état de fait. Avec plus de personnel, plus de moyens... Etc.
Bref, avec des si...

Leya_MK a dit…

On ne devrait pas avoir besoin de marteler. Pour moi qui suis peut-être vieux jeu, le respect de l'autre doit être acquis dans l'enfance.
Et souvent, les étudiants se calquent aux modèles qu'ils rencontrent plus qu'aux enseignements qu'ils reçoivent, c'est en amont que doivent venir les changements.

Illian a dit…

Laisse tomber les trolls, tu en auras toujours malheureusement. Et là où on peut se montrer plus intelligents qu'eux, c'est en ne les alimentant pas justement. C'est toujours facile, sous couvert d'anonymat, de jouer les warriors. Par contre dans la réalité, rien n'est moins sûr. D'autant qu'il y a des gens bien plus intéressants pour alimenter le débat, le faire évoluer, apporter des arguments et contre-arguments, qu'on soit d'accord ou pas.

Bref, comme on dit dans le métier, don't feed the troll.

lavilainefille a dit…

Mk aussi, je vais de ce pas faire circuler cette pétition...d'autant qu'étant passé du côté patient j'ai du subir cette fameuse chemise et mon sex appeal en a pris un coup!
Et je dois dire qu'on m'a fait des réflexions désobligeantes lorsque j'ai pris l'initiative de mettre qq chose dessous...
Alors sachez que la solution existe, il y a des chemises d'hopital en intissé, croisées devant, qui s'attachent à la taille et ne vous laissent pas tout débraillé. Pour l'instant je n'en n'ai vu que lors d'examens (IRM), j'espère que ça va se généraliser.

Leya_MK a dit…

Je connais ces chemises, très utilisées en orthopédie ou au bloc avec effectivement un lien pour la fermer relativement efficace. Mais en synthétique, jetable, extrêmement chaud, désagréable au toucher et vite déchirable. Alors oui, c'est un pas de plus pour la dignité mais pas une avancée révolutionnaire question confort.
Bonne soirée Collègue
Merci pour cette signature !

arcadia a dit…

je viens de découvrir votre post par le biais d'un article de journal, et ça m'a fait tellement plaisir de voir que je ne suis pas la seule à me révolter, parce que dans le même genre :
- je suis obèse et assez grande, et aucune chemise n'est à ma taille (54), donc à chaque fois je me retrouve nue, parce que pas possible pour moi de couvrir autre chose que ma poitrine, et encore en gardant les bras bien en avant. Si je demande (de façon gentille et avec le sourire) s'il n'y a pas + grand, on me répond vertement de la fermer et que s'il fallait faire une chemise pour chaque taille.... du coup j'ai fabriqué ma propre blouse, qui est refusée (pour raisons d'hygiène, sauf que la dernière fois on m'a donné une blouse taille 38 et sale, super), mais je la mets quand même, je fais ma révolution à moi toute seule :-) j'ai aussi droit aux remarques faite très fort d'un bout de couloir à l'autre pour se venger, histoire que tout le monde y compris moi en profite "la baleine du 2, elle ne veut pas enlever sa propre blouse". Charmant, et plein de tact
- une amie, 72 ans, a eu droit à une couche (pas une Téna ou genre, non, une couche complète) après son opération (qui ne l'empêchait pas de se lever) pour "le confort de l'équipe soignante" lui a-t-on dit. Elle a été profondément humiliée
Alors je veux bien croire que certains personnels soignants sont très corrects mais là, je n'en ai pas croisé beaucoup. Hélas pour moi
Il y a -même avec la surcharge de travail- un minimum de correction à avoir, un traitement digne permettrait aussi de détendre un peu les gens, de les rassurer, et faciliterait au final le travail des soignants. C'est + je pense une question de bon sens et d'humanité, limite d'intelligence, que de formation (qui ne devrait même pas exister tellement c'est quelque chose de juste normal). En tous cas merci pour cet article et la pétition, je me suis sentie moins seule :-)

Anonyme a dit…

Je fais du sport, je suis plutôt fier de mon corps, pourtant je me suis senti moi aussi humilié lorsque j'ai dû passer cette blouse. Je partageais ma chambre avec un vieux monsieur qui a traversé la chambre plusieurs fois dans cette blouse : il semblait ignorer qu'il avait les fesses à l'air et cette vision m'a mis très mal à l'aise.

BEXIM a dit…

L'anonyme de 14:46 fait en effet parler. Parce qu'il est vraiment plus fort que nous qui nous sentons bizarrement touchés par cette cause. Passe ton chemin, si tu n'as que ça à dire. J'ai vu des patientes, nues sous un simple drap, attendre pendant des heures qu'un ambulancier vienne les chercher, dans un hall d'accueil. Inimaginable, impardonnable. Dans une indifférence totale. N'oublions pas que ce manque d'humanité était un acte d'humiliation très utilisé pendant la seconde guerre mondiale ... Alors à ceux qui trouvent ça normal ... Va faire ton sport, ça a l'air de rendre intelligent.

Anonyme a dit…

J'ai pris avec une chemise de nuit sans manches, non transparente, au moins longue sous le genoux. Si possible en coton à cause de la transpiration. J'ai décousu les épaules et j'ai cousu une bande de boutons pressions (en mercerie). Avant, j'avais une robe indienne longue en coton et les épaules avaient des cordonnets en coton non glissants que je nouais. La solution moderne est aussi de coller du stretch mais c'est un peu raide, ou de placer des pressions comme pour les babygros. Je peux donc aller partout dans l'hôpital (j'y suis souvent), porter des perfusions, même ne pas mettre de culotte. J'ai même imaginé toute une gamme de vêtements d'hôpital.

Leya_MK a dit…

Merci pour ces mots.
Quelque soit la taille du patient, il y a toujours qqch qui ne va pas mais effectivement, c'est d'autant plus vrai que l'IMC est élevé.
Et merci, je suis tout à fait d'accord sur un point essentiel à mon goût, on ne doit pas avoir à former les gens en terme de dignité ou de respect, pour moi c'est impossible.

D. a dit…

Je soutiens votre souhait de respect envers les patients. Mais je crois que vous vous trompez sur la raison pour laquelle les gens s'excusent. Si vous me disiez la phrase que vous mentionnez, je m'excuserais aussi. Parce que je comprends ça comme "je suis gênée de vous voir alors je vous couvre". Mais, à moi, ça ne me fait rien que vous voyiez mon corps. Simplement, le contexte me fait croire que vous êtes gênée par ma nudité: généralement les soignants ne font pas de commentaire à ce sujet.

Mon avis est cependant particulier, puisque je vis dans un pays nordique où le rapport au corps et beaucoup moins complexé qu'en France - il n'y a aucune cabine fermée pour se doucher à la piscine et vous allez dans le plus simple appareil au sauna des particuliers qui vous reçoivent. Quand je suis avec une autre personne, par exemple partageant une chambre d'hôtel, si elle n'est pas nordique je me cache mais c'est pour elle - pour qu'elle ne soit pas gênée.

Leya_MK a dit…

Je peux comprendre cette idée.
J'ai décidé très vite de verbaliser mon geste quand je couvre un patient. Je me sentais mal à l'aise de le faire discrètement car j'ai peur des multiples interprétations auxquels un geste silencieux et un regard peuvent donner lieu. Au départ, les patients ont réagi exactement comme ce que vous me citez. Je pense sincèrement que dans cette situation, ça n'a pas été le cas. J'ai beaucoup travaillé sur l'abord justement de la nudité depuis mes premières tentatives et mon discours ne se résume plus à cette simple phrase, j'explique ensuite, je précise et je pense que les gens comprennent. Enfin j'espère.

Votre avis est précieux parce que différent et me permet d'enrichi ma perception des différences conceptuelles sur la nudité par exemple en fonction des gens.
Merci

Leya_MK a dit…

Beau boulot.
Mais je reste triste qu'il faille de petites initiatives individuelles pour qu'au cas par cas la situation soit plus vivable pour les patients.

Anonyme a dit…

Bonjour

Deux dilemmes dans l'Espace public que représente un lieu de soin: droit au respect de l'Intimité du patient (Charte du patient hospitalisé de 1995) et de la Laïcité (Loi du 9 Décembre 1905 et circulaire du 2 Février 2005).
Alors entre blouse ouverte pour des considérations louables et proposer dans certains pays des blouses «interconfessionnelles» (ou "Burqua chirurgicale" comme au Royaume-Uni) gare au communautarisme qui n'est plus une menace mais une réalité maintenant en France.

Liberté, Egalité , Fraternité

Anonyme a dit…

Bravo pour votre article et votre blog que je découvre par hasard.
Au détour d'une conversation avec des collègues portant sur des problèmes de santé, l'un d'entre-eux nous racontait son séjour à l'hôpital et cette histoire de blouse et de fesses à l'air en riant. Jaune.

C'est pas possible de voir à quel point il peut y avoir des "personnes" qui prennent des décisions aussi absurdes (le design de ces blouses) et que ça impacte juste tout le monde. Que j'aimerais voir son "créateur" dans cette tenue, on verrait s'il s'y sent aussi bien !

Encore bravo pour votre vision de changement des choses, que je partage totalement.

Anonyme a dit…

Assez sympa ton blog. Au moins, cela me permet de me changer les idées.
Samir

Anonyme a dit…

Bonsoir,

J'ai signé la pétition car j'ai du m'affubler de cette chemise. C'est horrible de déambuler dans les couloirs de l’hôpital en essayant de raser les murs pour ne pas montrer son postérieur à tout le monde. Le jour où, lorsqu'on rentre à l’hôpital on sera considéré comme des êtres humains à part entière et non un " patient" ce sera un grand pas de fait. J'enrage, à chaque fois que je dois emmener mon père qui est âgé aux urgences de le voir considérer systématiquement comme un" petit vieux" qui ne comprend rien, lorsqu'il est revêtu de cette blouse et qu'on l'appelle "Papy" au lieu de l'appeler par son nom où est le respect à la personne...Il y a tant à dire sur le milieu hospitalier. Je ne veux pas dénigrer le personnel qui bien souvent fait de son mieux à part quelques uns.

Camille. a dit…

Et pourrions-nous également parler des bassins urinaires prévus pour les femmes alitées et dont l'ergonomie amené le plus souvent à mouiller ses draps?

Anonyme a dit…

Bonjour,

J'ai signé la pétition.

Ayant souvent fait des passages à l'hôpital et étant de grande taille, je déteste ces blouses ridicules.

Je ne suis pas pudique, je n'ai aucun soucis à me découvrir devant toute l'équipe médicale quand il le faut, mais là, on dirait que c'est presque fait exprès pour mettre le patient mal à l'aise dans une tenue ridicule et trop petite.

Il ne serait pas très compliqué de proposer 3 tailles...ou comme dans certaines cliniques (qui ont pourtant un soucis de rentabilité plus important) utiliser des pantalons + tuniques.

On devrait demander aux directeurs d’hôpitaux de faire le tour des services dans cette tenue...elle serait vite remplacée !

Anonyme a dit…

Je signerai cette pétition qui me semble soulever un très digne problème de moralité.
J'ai moi même déjà été effrondée de honte après avoir enfilé la fameuse blouse à l'envers plus jeune. Je n'ai jamais compris plus tard pour quelles raisons étions nous forcé de se ballader si légerement vêtu à l'hopital, pourquoi retirer ce droit de pudeur et par la même affablir doublement le malade par cet affichage ridicule de ses parties les plus intimes ?

Leya_MK a dit…

C'est une autre question mais qui mériterait elle aussi une réflexion plus poussée. Effectivement.

Leya_MK a dit…

Oui, j'essaie de me battre pour différencier le malade de l'être humain. C'est plus facile pour moi novice que pour ceux qui machinalement bossent depuis des années avec des malades plus qu'avec des gens.
Merci pour le témoignage, bon courage.

Anonyme a dit…

Bien d'accord avec vous tous , mais une solution existe, Vetizen, vêtement de soins et de confort, qui respecte la dignité des patients, et facilite le travaille du personnel soignant.Fini les fesses à l'air et plus aucune couture dans le dos !!! Allez voir vetizen.com

willycat a dit…

je suis pour la chemise ouverte en dessous de 50 ans

achille watergut a dit…

oui, si à l'hôpital on soignait les gens ça se saurait; d'un service l'autre, on ne répare que des organes...

http://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-care-karuna-et-vieillissement-abattre-les-murs-des-maisons-de-retraite-101913989.html

Manuel Vergez a dit…

Bonjour à tous. Je m'associe à votre pétition. Il existe des chemises avec culotte intégrée pensées pour la dignite

Anonyme a dit…

Bonjour à tous,

Je pense, pour avoir passé quelques séjours dans le milieu hospitalier, que cette chemise n'est qu'une anecdote... Lors de ma première hospitalisation en urologie en 1992 (j'avais 20 ans), le "charmant" personnel hospitalier m'a fait traverser la salle d'attente de radiologie complètement nu ! Lorsqu'on m'a enfin affublé de cette fameuse chemise, je peux vous dire que je me sentais déjà mieux... On ne voyait plus que mes fesses ! La suite n'a pas été mieux avec une visite de mon chirurgien accompagné d'une dizaine d'élèves, chirurgien qui, sans me demander la permission (ben non, pourquoi faire ???), soulève mon drap, m'écarte les cuisses pour montrer à ses élèves la jolie cicatrice entre mes bourses et mon anus... Des anecdotes de ce genre, j'en ai vécu beaucoup... Pas plus tard qu'il y a 2 ans... Les choses ne changent pas et ne sont, malheureusement, pas prêtes de changer.
Je comprends que le personnel hospitalier ne s'attache pas aux personnes pas plus qu'à leurs préoccupations, mais j'aimerais quand même un peu de respect pour l'être humain que ces personnes ont en face d'eux. Comme je l'ai lu souvent, nous sommes considérés comme des "cas", mais, il me semble que nous méritons quand même un peu plus de considération !
Le monde hospitalier n'est-il donc que le reflet exact de notre société ? Sans le moindre respect ?
J'ai signé la pétition. Si cette chemise peut être mise au rancard, ce sera déjà un bon début... Mais à quand des cours de respect dans les écoles de médecine ?

Anonyme a dit…

Sur le net, des internautes s'étonnent que le Gouvernement n'ait que ça à faire, autrement dit que Marisol Touraine prenne en compte dès ce jour la pétition surprend.
Et bien non, comme vous l'avez bien argumenté, ce sujet n'est pas un "détail".
Nos hôpitaux souffrent d'une déshumanisation aiguë (expérience vécue via ma grand-mère aux Urgences et en maison de repos)
S.B.
et donc... prendre soin de la dignité du patient au travers du respect de son intimité est un grand début.
Pensons aux plus âgés, fragilisés, vulnérables dans un contexte de soins où ils ne contrôlent plus rien (encore moins qu'une personne jeune certainement)
Merci pour les malades.

Anonyme a dit…

Je suis tout à fait d'accord de cette analyse, les patients ne s'attendent pas à gener un soignat avec leur nudité ou leur partie intimes. Ce n'est pas degradant d'etre nu devant un médecin.

Anonyme a dit…

Je n'ai pas de bons souvenirs de cette blouse non plus : arrivée à l'hôpital après un nez cassé par une agression, je devais passer en chirurgie réparatrice. On m'a demandé de passer la blouse dans ma chambre, pour ensuite me conduire au bloc. L'infirmier vient me chercher et surprise, nous allons au bloc à pied et non en chariot ! J'ai traversé des tas de couloirs et pris un ascenseur, nue sous ma blouse, à essayer tant bien que mal de cacher mes fesse. Et un deuxième traumatisme pour une jeune fille de 23 ans qui venait de se faire casser la gueule!

Anonyme a dit…

Nous vivons dans un drole de monde, il y a 20 ans, tout le monde parlait de liberation, voulait se mettre nu,les plages regorgeaient de poitrine plus ou moins généreuses, plus ou moins usées, les gens se changeaient sans szerviettes sur les plages, et les plages naturistespuncftuaient le littoral.
Maintenant la nudité est indigne de la personne humaine et dégradante.
Le problèmes des hôpitaux c'est qu'il n'y que des vieux,parfois des jeunes, mais ils sont autonomes et savent s'habiller tout seul.
Ces chemises c'est vrai montrent les fesses parfois plus, ce qu'il y a de dérangeant c'est que c'est des fesses de vieux, et que ca ne plait pas, ces choses flasques toutes ridées.C'est moche.
Je ne crois pas que le respect de la personne soit symbolisé par le port d'une blouse ou d'un puncho.Je pense que c'est d'avoir cette délicatesse de les recouvrir sans qu'ils s'en appercoivent.Il me semble que la pudeur c'est de ne pas remarquer la nudité, et de la recouvrir.Je ne comprends pas votre polémique,vous savez bien que les hopitaux vont y venir (plus pratique, plus sterile,moins cher)comme pour les tenues journalieres des soignants. Pouir être proviocateur, j'aimerais savoir si vous n'avez aucun conflits d'interet avec les marchands?

Leya_MK a dit…

Depuis quand la société s'est dégradée au point qu'il faille ENSEIGNER le respect ? Le respect à mon goût ne devrait pas s'enseigner !

Et oui, il faut bien commencer par prendre le problème par un bout, si petit soit-il !

Anonyme a dit…

Bonjour,
je signe également cette pétition car j'ai aussi été "traumatisée" par cette blouse.
Hospitalisée aux urgences à 15 ans, il n'y avait que sous les draps que je me sentais bien. La perfusion me faisait uriner 1 fois par heure et là commençait mon cauchemar : déjà je devais me débrouiller pour me traîner jusqu'aux toilettes toute seule avec ma perfusion qui s'enroulait toujours aux barreaux du lit, le personnel soignant était censé m'aider mais bon, m'accompagner toutes les heures surtout la nuit c'était trop demandé, ils/elles préféraient discuter et regarder la télé, bruyamment de surcroît !
Pour en revenir à la blouse, pour aller aux toilettes, je devais donc traverser tous les blocs d'urgence en exposant mes fesses à tout le monde.
Au lendemain de la première nuit, quand mes parents ont appris ça, ils ont exigé avoir le droit de me revêtir de mon propre pantalon de pyjama. La chef de service n'était pas d'accord mais a cédé sous la pression.
Aujourd'hui j'ai 21 ans et reste toujours aussi marquée par cette expérience. Avec le recul, je trouve cela anormal qu'à l'époque mes parents aient du se battre pour me faire porter un bas de pyjama, alors que je traversais les couloirs en exposant mon corps d'adolescente à tout le monde et surtout aux nombreux hommes qui étaient alités dans les blocs.

Anonyme a dit…

ça fait du bruit !!
http://lci.tf1.fr/france/societe/chemise-d-hopital-et-fesses-a-l-air-le-gouvernement-s-empare-du-7454048.html
Bravo !!

Vincent ASTOC a dit…

Bravo pour l'article et la pétition.

J'ai fait l'expérience il y a deux ans comme patient, c'est effectivement très gênant!

Vincent leslivresdemonosteopathe.blogspot.fr

Anonyme a dit…

Je me souviens d'une infirmière en chef à la Pitié-Salpêtrière, une vraie mégère, qui voulait engueuler mon infirmière de nuit sous prétexte qu'elle avait fait un nœud de trop à mon tuyau de perfusion. J'aurais pu lui rétorquer que cette infirmière était la seule à respecter le sommeil de ses patients en travaillant avec une lampe de poche au lieu d'allumer le plafonnier, mais si je l'avais dénoncée la mégère l'aurait fait virer. Quant à la blouse cul-nu, bien sûr qu'on nous oblige à être à poil en dessous ! Franchement, vous en connaissez beaucoup des patients qui viennent à l’hôpital sans aucun sous-vêtement ?

Joshua Gamer a dit…

C'est pas gentil de réveiller un ministre qui dort pendant ses vacances d'été ! Bravo pour le buzz, louable préoccupation de charité chrétienne que de vouloir rendre leur dignité à ceux pour qui cela passe par une pudeur atavique. Toutefois, c'est le regard outré des bien-pensants qui croient que chacun doit avoir honte de son corps comme eux même... Mais il y a des humains éclairés qui savent remettre les choses à leur place, la pudibonderie au placard et 'les choses de la vie' en pleine lumière. Cette dame en fait partie et si elle est désolée, c'est de ce regard compassé qui est lui bien plus choquant...
Alors, oui à la liberté de se cacher et oui à la liberté de vivre libre sans s'attirer de regards courroucés des handicapés de l'ouverture d'esprit.
Bon buzz...

Mike and Helene a dit…

Quel très bon blog, que je découvre par hasard! Pour avoir vécu aux Etats Unis et en France, je suis très sensible à cette question de dignité à l'hopital ou chez le médecin!!..
Aux Etats Unis,on vous donne le choix de mettre cette blouse ouverture devant ou ouverture derrière... et en plus, ils donnent une surblouse.
Chez le gynécologue, ils s'absentent du cabinet le temps que le patient se déshabille et enfile la blouse (si nécessaire) et ils donnent un drap en plus de quoi se recouvrir une fois l'examen terminé. En France, je me sens très humiliée à chaque fois... A quand le changement aussi dans les cabinets privés de médecin??..

Hubert Colombel a dit…

En tant que professionnel de santé dont le travail est surtout orienté vers la psychologie du corps, vous pensez bien que le sujet m’a beaucoup intéressé. J’ai lu avec attention cet exposé réclamant une plus grande dignité et pudeur dans les hôpitaux. J’ai lu aussi tous les commentaires déposés sur le blog. C’est très instructif. Nous avons le reflet d’une réalité. Je vous invite à lire mon analyse illustrée d’un dessin humoristique sur l’un de ces sites :
http://www.lagazettedhubert.com/?p=4243
http://www.alphagraphe.com/?p=318

Ed soignant a dit…

J'ai fait un article pour répondre à vos préoccupations de fesse.

L'hôpital et les fesses de la discorde :
http://aide-soignant.over-blog.fr/article-l-hopital-et-les-fesses-de-la-discorde-109021031.html

Leya_MK a dit…

J'ai lu. Je suis un peu déçue de cette formulation réductrice. Mes préoccupations de fesses ? Il me semble que ce n'était pas l'objet principal de cet article. Oui c'est ce qui ressort dans les médias, oui, ce sont des titres accrocheurs qui servent les médias mais non le but initial n'était pas vraiment là.

Et je suis déçue que vous ayez cette image des kinés parce qu'en équipe on peut vraiment faire du bon boulot. C'est triste parce qu'à l'hôpital, je ne me considère pas comme une indépendante. Je suis un peu à l'écart des IDE et AS mais j'essaie toujours de travailler en équipe pour le patient sans foutre en l'air tout leur boulot à chaque fois.

Anonyme a dit…

Si l'hôpital considère que les fesses n'ont pas à être cachées, alors pourquoi donc ne pas imposer le naturisme aux malades ? Ce serait tellement plus économique : plus besoin de racheter ces fameuses blouses ni de les laver !

Anonyme a dit…

moi du sport j'en ai fait, mais je me suis toujours démerdé pour ne pas imposer la vision de mon intimité aux autres sans pour autant me sentir plus vilain que les autres ... perso, je remercie la personne à l'origine de tout le bordel!!! elle elle aura tenté de faire bouger les choses quant à toi essaye de comprendre qu'une mamie de 80 ans n'a pas forcément TA vision des choses ... mais bon c'est peut être un peu compliqué !!! Non ??

Anonyme a dit…

Pour avoir vécu l'expérience c'est vrai que c'est gênant surtout quand on la met à l'envers... J'espère ne jamais avoir à la remettre!

Benoit Bisson a dit…

Il semble que la dignité humaine ne soit pas encore un sujet à la mode, ou qu'il soit plus simple de l'ignorer. Heureusement, de plus en plus de gens se mettent à parler, de plus en plus de patients sont engagés dans leur processus de soins - on parle des e-patients - et, même s'ils sont encore rares, des médecins et du personnel médical commencent à se pencher sur la médecine participative.

Il est plus que temps que le système de santé évolue, dans son ensemble.

Anonyme a dit…

ça me fait penser à un article de Borée, sur la nudité complète imposée par certains gynécos, pour pouvoir vérifier les seins en fin d'examen.
J'ai toujours été gênée de devoir me mettre entièrement nue, mais je pensais que c'était la norme, donc j'acceptais, mais ça me laissait un sentiment amer "d'humiliation" que je refoulais en me disant que j'étais ridicule avec mes pudibonderies (ce qu'on veut nous faire croire quoi !).
Résultat j'ai passé des années sans aller chez le gynéco, et ma grossesse actuelle est suivie par une sage-femme, bien plus respectueuse.
Mais premier RDV avec la gynéco de la mater (un amour sur tous les autres points, soit dit en passant)examen à poil ("vous pouvez garder les chaussettes" trop sympa !). Rrrrr !
Et j'ai rien osé dire ...

Anonyme a dit…

bonjour

en fait ces fameuses blouses bleues sont également mises au patient lors des opérations mais aussitôt déchirées au bloc

pour ces histoires de chemises je suis totalement d'accord, personnellement des que je peut ke mets mes propres vêtements hors de question de me ballader les fesses a l'air comme j'en croise beaucoup , par moment on a l'impression que certaines personnes ont perdues toute leur dignité et se sont résignées

Cath a dit…

Merci pour cette belle note pleine de vérité.

Je me souviens très bien d'une hospitalisation quand j'avais 13 ans (j'en ai maintenant 35 et je m'en souviens très bien, c'est dire si ça m'a marqué) : deux gamines dans la chambre, toutes les deux nues sous cette blouse. Une des premières fois où je me suis vraiment sentie mal à l'aise.
La deuxième étant, à 14 ans, le jour où une infirmière m'a demandé de me déshabiller entièrement (culotte comprise)pour une radio du genou. J'ai timidement demandé à garder mon t-shirt, elle a refusé sèchement.

Un grand merci pour cette mobilisation !

ML a dit…

Cette histoire de fesses nues est mon quotidien, puisque je suis dans une spécialité qui travaille sur ce côté de l'anatomie.
Ca m'avait inspiré il y a quelques temps un article sur mon blog, que j'avais intitulé "le médecin et l'humain nu". J'y évoquais la question de la nudité des patients endormis, à laquelle certains font encore moins attention qu'avec les patients éveillés.
http://www.cris-et-chuchotements.net/article-le-medecin-et-l-humain-nu-72760007.html

Leya_MK a dit…

Je viens de le lire et oui, merci pour cette contribution, cet article me plait beaucoup car effectivement dans la même veine. Merci pour eux de penser à les couvrir, c'est si bête en vrai, une si petite initiative mais tellement importante et humaine à mes yeux !

Anonyme a dit…

je suis infirmière depuis 15 ans tout d'abord pour les pressions dans le dos les personnes alitées en permanence cela évite des plis dans le dos donc des irritations du à la macération en plus elles ne se sentent pas engoncer .je suis choquée que vous en tant que professionnelle de santé vous n'ayez pas pensé au respect de l'intime de votre patient 'en lui proposant une al7ze pour protéger son intimité voir en rajoutant une nouvelle chemise a votre patiente en la mettant dans l'autre sens mais c'est vrai que cela demande de se déplacer jusqu'à la lingerie je suis d'autant plus choquer que vous avez l'air de connaitre parfaitement les désagrements de ce type de chemise .quand au prise en charge a l hopital les gens acceptent de payer des kit de linge en clinique ou de fournir leurs médicaments mais l hopital doit tout fournir serviette savon linge alors oui l hopital n'est pas parfait mais moi je suis surtout touchée par le manque de personnel et de moyen et le fait que l hopital doit etre rentable et chaque professionnel peut avoir une pratique qui respecte l'humanité de la personne a son niveau sans avoir a faire le buzz .

Anonyme a dit…

Toujours aucun respect pour le patient. Même quand il redevient valide on lui refuse la possibilité de mettre son pyjama et de faire sa toilette seul. La famille peut constater aussi la gène du voisin de chambre qui ne peut faire un geste sans que son intimité soit éxposée à tous en raison de la taille inadaptée à la corpulence de la personne. Si on essaie un geste de pudeur c'est mal vu par le personnel!!!

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